Un étrange accident sur le ruisseau (L’Argentière-la-Bessée, 9 juin 1691)

La qualification d’un « étrange accident » par le curé de L’Argentière-la-Bessée en juin 1691 renvoie à une mort subite et inexpliquée lors d’un franchissement routinier. Au début de l’été, la fonte des neiges dans les Hautes-Alpes transforme les ruisseaux en torrents fougueux, rendant les passerelles de fortune hautement dangereuses. Sur le plan médical, la chute de cette jeune femme de vingt-cinq ans a pu provoquer une hydrocution instantanée ou un traumatisme crânien mortel contre les rochers, empêchant tout secours. L’attente des formalités de justice confirme l’obligation légale de lever le soupçon de crime avant de permettre l’inhumation.

« L’an 1691 et le neuvième juin, Marie Faure, femme de Claude Alphand, âgée d’environ vingt-cinq ans, est mort par un étrange accident car, en passant le ruisseau à Champ Didier sur une planche, elle est tombée dedans,
Et le dixième, après les formalités de justice, a été enterrée dans la sépulture de ses ancêtres, en présence dudit Claude Alphand, de messire Jean Faure, feu Hugues, et plusieurs autres avec lesquels j’ai signé, non ledit Alphand qui n’a su. »
[Signatures]
  • Source : Registre paroissial de L’Argentière-la-Bessée, Archives départementales des Hautes-Alpes, 5 MI 156.
  • Site Internet de L’Argentière-la-Bessée.

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