Assassiné sur le gravier de la Durance (Cabannes, 8 janvier 1749)

En janvier 1749, les berges de la Durance à Cabannes constituent une zone de frontière naturelle et juridique complexe, souvent soumise aux crues et aux dépôts de limons. La découverte de ce corps sur « le gravier » souligne la dangerosité de ces espaces de circulation entre Comtat et Provence. Les constatations médico-légales de l’époque, bien que sommaires, permettent de déterminer la violence du crime par l’examen des plaies et l’absence de signes de noyade. Ce fait divers témoigne de l’insécurité rurale sous l’Ancien Régime, où les zones de passage fluvial favorisaient les embuscades contre les voyageurs.

« L’an que dessus [1749] et le 8 janvier, a été enterré à mon absence, à la réquisition du sieur procureur juridictionnel, un jeune homme qu’on a trouvé mort de mort violente, sur le gravier de Durance,
Étant trouvé tout nu, portant ses cheveux longs.
Les deux témoins sont Joseph Galeron et Elzéard Galeron. »
[Trouche, curé]
  • Registre paroissial de Cabannes, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 203 E 227.

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