Le coup des trois Piémontais (Lambesc, 22 février 1840)

Le 22 février 1840, vers sept heures du soir, un vol à main armée fut commis dans une maison de campagne du territoire de Lambesc (Bouches-du-Rhône) et à peu de distance du canal de Marseille. Cette demeure était habitée par les époux Brun, d’honnêtes cultivateurs, des gens avancés en âge.

L’intrusion des malfaiteurs

Les voleurs, au nombre de trois, identifiés comme des Piémontais de nation, s’introduisirent dans la maison sous le prétexte fallacieux de demander du vin. L’hospitalité leur fut accordée, et ce n’est qu’après en avoir bu trois bouteilles que ces misérables passèrent à l’acte.
Ils fermèrent la porte en dedans, et, s’armant sans délai – l’un d’un pistolet, et chacun des deux autres d’un couteau-poignard – ils menacèrent audacieusement M. Brun et sa femme. L’injonction fut claire : s’ils n’obtempéraient sur-le-champ à leurs exigences criminelles, ils feraient face aux pires conséquences.

Le butin de 150 francs

M. Brun, effrayé et craignant pour sa vie, n’hésita pas. Il ouvrit aussitôt les tiroirs d’une commode où étaient enfermés une somme de cent cinquante francs, des bijoux et autres effets.
Les trois malfaiteurs s’en emparèrent avec avidité. Le larcin accompli, ils disparurent dans la nuit, laissant derrière eux la terreur et le dénuement.
La gendarmerie rechercha les auteurs de ce vol, apparemment sans obtenir de résultats probants.
  • Source : Le Mémorial d’Aix, 29 février 1840, p. 3.

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