Brûlée inopinément (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 3 décembre 1687)

Le décès de la petite Suzanne Rebuffade en décembre 1687 met en lumière la récurrence et la gravité des accidents domestiques liés au feu sous l’Ancien Régime. À l’âge de neuf mois, la mobilité naissante des nourrissons, combinée à la topographie des foyers traditionnels où l’âtre ouvert constituait l’unique source de chaleur et de cuisson, multipliait les risques de drames. Sur le plan médical, la mention d’une mort consécutive à des brûlures « inopinées » renvoie aux défaillances multi-organiques, aux chocs hypovolémiques ou aux infections secondaires massives qui frappaient les jeunes victimes en l’absence de soins antiseptiques. La qualification de « cas imprévu » par le curé souligne la fatalité perçue de ces accidents du quotidien, tout en écartant toute négligence criminelle de la part des parents.

« L’an que dessus [1687] et le 3 décembre est décédée Suzanne Rebuffade, fille d’Antoine, laboureur, et de Jeanne Germane, âgée de neuf mois, s’étant brûlée inopinément et par un cas imprévu.
Elle a été ensevelie.
Présents Honoré Rebout et Honoré Arbaud. »
[H. Rebout, F. de Félix, curé, H. Arbaud]
  • Source : Registre paroissial de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Archives départementales du Var, 2 MI EC2809R1.

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