La mort est à craindre… (Reillanne, 1759)

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Au milieu du XVIIIe siècle, la petite communauté provençale de Reillanne, comme la majorité de la France rurale, vivait sous la menace constante des maladies et des disettes, maintenant la mortalité à un niveau élevé. Le curé Archimbaud, figure centrale de la vie spirituelle et administrative, était le témoin privilégié de cette précarité. L’inscription retrouvée sur son registre paroissial en 1759 synthétise la vision chrétienne de l’époque : la mort est un châtiment et un puissant niveleur social. Cette réalité, où le savoir médical est impuissant face aux épidémies, confère au clergé la mission d’exhorter les fidèles à la piété, rappelant que « Du pauvre au plus riche, elle passe sans appel ».

Sur la quatrième de couverture d’un registre paroissial de Reillanne, on trouve les mots suivants, sans doute rédigés de la main du curé Archimbaud et invitant le lecteur à la réflexion :

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« La mort est à craindre, ses coups sont mortels.
Du pauvre au plus riche, elle passe sans appel. »
  • Registre paroissial de Reillanne

 

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