L’attaque du loup (Callas, 7 juin 1788)

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L’attaque de Callas en juin 1788 s’inscrit dans la psychose collective liée à la présence de loups anthropophages dans le Var à la fin de l’Ancien Régime. Le terme de « bête féroce » renvoie aux procédures judiciaires rigoureuses menées par les officiers locaux, requises pour authentifier le décès avant d’ordonner la sépulture des restes. La victime, fils de muletier âgé de onze ans, appartenait à une catégorie particulièrement exposée : les enfants chargés de surveiller les bêtes ou d’aider aux transports de nuit. Ce drame illustre la violence des conflits de territoire entre les grands prédateurs et les communautés pastorales provençales.

« L’an 1788 et le 7 juin, Do­minique Pierrugues, âgé de onze ans et huit mois, fils légitime de Jacques Pierru­gues, muletier, et de Catherine Mistral,
Dévoré la nuit dernière par une bête féroce, ainsi qu’il conste par la procédure prise par les officiers de justice de cette ville à nous communiquée et portant ordre de sépulture sur les restes de son corps, a été enterré au cimetière.
Présents messire Verrion et Bérard, prêtres et vicaires de cette paroisse, signés avec nous. »
[Berard, Verrion, Caille curé]
  • Registre paroissial de Callas, Archives départementales du Var, E 30_6.
  • Photographie : « Loup à l’affût », © Bob Haarmans, 2012, Paternité : Certains droits réservés (licence Creative Commons)

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