Morte dans son lit (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 1er septembre 1689)

Ce décès subit survenu à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume en septembre 1689 met en lumière l’angoisse majeure que représentait la mort subite (« la mort subitaine ») sous l’Ancien Régime. La découverte au matin de Magdelaine Castaude, âgée d’environ quarante ans, morte dans son lit, renvoie sur le plan médical à une défaillance cardiovasculaire aigüe, un accident vasculaire cérébral ou une rupture d’anévrisme, survenus pendant son sommeil. Sur le plan spirituel, l’absence d’administration des derniers sacrements constituait une épreuve majeure pour les familles de l’époque, car elle privait le mourant de la confession et de l’extrême-onction. Malgré cette mort sans préparation religieuse ultime, la rédaction en bonne et due forme de l’acte par le curé Laget et l’inhumation en terre consacrée atteste que le décès a été considéré comme d’origine naturelle et dispensé de suspicion.

« L’an que dessus [1688] et le premier septembre, à 8 heures du matin, est décédée subitement, ayant été trouvée morte dans son lit, Magdelaine Castaude, sans sacrements, fille à feu Antoine Castaud et de feue Marguerite Cairety, âgée d’environ 40 ans, mariée avec Jean Gare, travailleur.
Elle a été ensevelie.
Présents Honoré Arbaud et Joseph Gueyrard. »
[J. Gueirard, f. Vinc. Laget, son curé, H. Arbaud]
  • Source : Registre paroissial de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Archives départementales du Var, 2 MI EC2809R1.

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