Marc Antoine Bonfillon, abattu sur le chemin d’Aix (21 mai 1745)

Le milieu du XVIIIe siècle en Provence est marqué par une vie rurale intense, croisant les exigences du pouvoir central, notamment militaire. Marc-Antoine Bonfillon, simple cultivateur de Saint-Marc-Jaumegarde, incarne le Tiers État dont l’existence est rythmée par les travaux agricoles. Son assassinat en 1745, abattu par un soldat de la milice d’Auvergne sur le grand chemin menant à Aix, souligne les frictions constantes, et souvent violentes, entre la soldatesque, chargée du maintien de l’ordre ou de réquisitions, et la paysannerie locale. Ce fait divers tragique révèle la brutalité de l’autorité royale et la précarité de l’existence des classes populaires face à elle.
marc-antoine-bonfillonNé vers 1717 de Jean Bonfillon et Rose Bourrillon, le jeune Marc Antoine Bonfillon devint, comme la plupart des habitants de Saint-Marc-Jaumegarde, un cultivateur. Le 23 septembre 1743, il épousait dans la petite église du village la toute jeune Christine Olivier (20 ans). Le bonheur du couple fut de courte durée. Un an et demi après le mariage, le 21 mai 1745, alors revenant de Vauvenargues « sur le grand chemin allant à Aix », probablement en direction de Saint-Marc, Marc Antoine fut « tué sur le champ d’un coup de fusil chargé à balle tiré par un soldat de la milice d’Auvergne ».
Il avait à peine vingt-huit ans et le couple n’avait apparemment pas encore eu le temps d’avoir un enfant.
  • Anecdote signalée par Annie Benmenni-Carlier
  • Registre paroissial de Vauvenargues, Archives départementales des Bouches-du-Rhône

Généalogie de Marc Antoine Bonfillon

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