La mort accidentelle de ce travailleur à Boulbon en juillet 1681 met en relief la situation de vulnérabilité des ouvriers saisonniers et des artisans itinérants sous le règne de Louis XIV. La chute mortelle depuis une échelle suggère un traumatisme crânien sévère ou une rupture des vertèbres cervicales, des lésions fréquemment fatales en milieu de travail agricole ou de bâtiment. L’incapacité du vicaire à consigner le patronyme complet de ce trentenaire, désigné par son seul prénom et son origine géographique présumée, illustre l’anonymat relatif qui entourait ces migrants intérieurs venus du lointain de la principauté d’Orange. Malgré cette identité lacunaire, la prompte administration des derniers sacrements et son inhumation dans le cimetière Saint-Marcellin garantissent l’intégration spirituelle et la dignité religieuse terminale de cet étranger au sein de la communauté paroissiale.
1. « Dont l’âme repose en paix. »

- Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, cote 203 E 221.