La noyade d’une femme en Camargue (Arles, 20 novembre 1854)

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L’an mil huit cent cinquante-quatre et le vingt-huit novembre à dix heures du matin, nous, Isidore Auguste Pierre Rame, adjoint au maire d’Arles, soussigné, faisant les fonctions d’officier public de l’État civil, par délégation, avons rédigé l’acte de décès d’un cadavre du sexe féminin inconnu, trouvé le vingt novembre courant à quatre heures du soir, à la jetée qui unit

Enquête sur le cafetier (Tarascon, 23 avril 1857)

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Tarascon, le 23 avril 1857 Monsieur le Commissaire Central (1), J’ai l’honneur de vous informer que, d’après les renseignements qui m’ont été fournis, le nommé Blanchin, qui sollicite la permission d’ouvrir un café à Tarascon, a toujours tenu une conduite assez régulière.

Événements locaux (Arles, 26 juillet 1893)

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CHRONIQUE LOCALE   Nous apprenons avec plaisir que l’Estudiantina Arlésienne va prendre par dimanche prochain 30 juillet au grand concours de musiques organisé à Beaucaire à l’occasion de la grande foire annuelle et de l’exposition de cette ville. Nous souhaitons bonne chance à notre sympathique société.

Jean Turcan (1848-1895), sculpteur arlésien

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Les documents consacrés à Jean Turcan ne sont pas nombreux et c’est avec difficulté que l’on réalise une biographie à son sujet. Ce sculpteur, né à Arles le 13 septembre 18461, jouissait pourtant d’une renommée considérable en Provence. Élève du sculpteur parisien Pierre-Jules Cavelier, il expose son Ganymède au Salon de 1878 et reçoit le deuxième prix pour cette œuvre2.

Des voeux de nouvel an (Manosque-Apt, 10 janvier 1810)

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Le texte qui suit est une lettre postée à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) et destinée à Monsieur de Barret, à Apt (Vaucluse). Il s’agit d’une réponse à des voeux du nouvel an. Comme on le constatera, en comparant la lettre et sa transcription, on peut relever de très nombreuses fautes d’orthographe. Certaines sont toutefois caractéristiques de l’époque.

Jean Joseph Allemand (1772-1836), un prêtre sous la Révolution

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Jean Joseph Allemand est né à Marseille le 27 décembre 1772. Longtemps compagnon de l’abbé Reymonet et après avoir été élève au Sacré-Coeur dès l’âge de treize ans, il annonce à ses parents, en 1790 (à l’âge de dix-huit ans), sa volonté de devenir prêtre (1), et se heurte à leur opposition.